Les enfants et adolescents ont bien multiplié leur temps sur les réseaux sociaux. Durant le confinement, cette utilisation a bondi de 170% par rapport à l’année précédente. Instagram, TikTok et Snapchat occupent le devant de la scène.
Les 4-15 ans ont passé en moyenne plus de deux heures par jour sur les réseaux sociaux. L’étude Apps and digital natives : the new normal, menée par Qustodio, a collecté les données auprès de 60 000 familles en Espagne, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Elle analyse quatre domaines : vidéo en ligne, réseaux sociaux, jeux vidéo et éducation.
Index
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- 1 Instagram, les autres réseaux et les mineurs en Espagne
- 2 Google Classroom et les applications mobiles de jeux.
- 3 Réseaux sociaux et pédophilie
Instagram, les autres réseaux et les mineurs en Espagne
Instagram reste le réseau social préféré des enfants espagnols jusqu’à 15 ans. Près de la moitié les utilisent, soit 47,7%. Viennent ensuite TikTok (37,7%) et Snapchat (24,1%). Pendant le confinement, les enfants passaient en moyenne 72 minutes par jour sur Instagram.
TikTok a connu la plus forte croissance, avec une augmentation de 150%. Parents et experts demandent qu’on relève l’âge minimum d’accès à 16 ans. HouseParty illustre bien ce changement : moins de 0,2% des enfants l’utilisaient en février, mais 20% pendant le confinement.
Sur la vidéo en ligne, YouTube domine largement. 70% des enfants y accèdent et l’utilisent comme plateforme pour regarder des contenus télévisés. Cette explosion du temps passé sur réseaux et applications préoccupe surtout les parents. Les risques identifiés : anxiété, dépression, troubles du sommeil, altération de la gestion émotionnelle chez les enfants.
Google Classroom et des applications pour jouer sur le téléphone portable.
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L’étude examine aussi l’enseignement à distance. Google Classroom s’est imposée en Espagne avec 65% de la part. Duolingo (apprentissage des langues) et Photomath (résolution d’équations) complètent ce panel.
Un détail saute aux yeux : la consommation des réseaux sociaux explose pendant les heures de classe. Le temps dédié aux apps éducatives reste étonnamment faible par rapport aux autres catégories. Cela s’explique probablement par le fait que les enfants se connectent aux réseaux pour communiquer en classe, tout en prétendant faire leurs devoirs.
Les jeux vidéo ont occupé environ 81 minutes par jour pendant le Covid-19. Comme l’ont montré d’autres études, l’excès comporte des risques : contenus addictifs, boîtes de butin qui amplifient la dépendance au jeu chez les enfants.
Réseaux sociaux et pédophilie
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L’UNICEF Espagne tire la sonnette d’alarme. Le matériel autoproduit par les adolescents sur les réseaux sociaux est de plus en plus réutilisé par des pédophiles. Des ados utilisent TikTok sans intention sexuelle, ce qui les expose à être ciblés par des prédateurs.
Le confinement a intensifié certains comportements. Le sexting, partage de contenus sexuels sur réseaux, s’est développé. Il expose les mineurs à la sextorsion, une forme d’exploitation incluant le chantage.
Souvent, ce contenu sexuel est produit par les enfants eux-mêmes depuis leur chambre, tandis que les parents les croient en sécurité. Or ils peuvent être incités à envoyer des photos, vidéos ou à diffuser des contenus sexuels en ligne.
Les experts regrettent l’absence d’une collaboration plus directe des grandes plateformes comme Facebook, Twitter, Instagram avec la justice et les forces de sécurité nationales. Ces entreprises ne sont pas tenues de signaler ce type d’activités.