Les réflexes primitifs, primaires ou archaïques sont des mouvements instinctifs que tous les nourrissons effectuent en réponse à divers stimuli sensoriels. Lorsque ces réflexes involontaires n’apparaissent pas, cela peut révéler un problème neurologique ou fonctionnel chez l’enfant.

À la naissance, les bébés sont testés pour vérifier leurs réactions face à ces réflexes primaires. Avec le temps, ces réflexes infantiles disparaissent bien que certains persistent à l’âge adulte.

Index

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  • 1 Définition des réflexes primaires
  • 2 Quelques réflexes primaires ou archaïques et leurs fonctions.
  • 3 Symptômes de non-intégration des réflexes primitifs.

Définition des réflexes primaires

Les réflexes primitifs sont cet ensemble de mouvements automatiques que les nourrissons effectuent en réponse à des stimuli sensoriels. Ces réactions leur permettent de survivre pendant les premières semaines de vie. Ils sont involontaires et contrôlés par le tronc cérébral, sans faire intervenir le cortex.

Ces réflexes apparaissent déjà pendant la gestation et sont présents à la naissance. Ils disparaissent progressivement au cours des premiers mois de vie, permettant au cerveau de reprendre le contrôle volontaire. Le comportement moteur du bébé est d’abord dominé par les réflexes, tandis que son système nerveux central (SNC) se développe et mûrit.

Ces réflexes apparaissent, remplissent leur fonction et disparaissent en s’intégrant dans des schémas de mouvements plus complexes. Ce processus s’étend sur les trois premières années de vie de l’enfant. Lorsque les réflexes primitifs ne sont pas intégrés, des troubles peuvent apparaître : problèmes de motricité globale ou fine, défauts de vision ou d’audition, difficultés d’articulation et du langage.

Quelques réflexes primaires ou archaïques et leurs fonctions.

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Parmi les réflexes primaires figurent la succion, qui se déclenche quand la zone proche de la bouche est stimulée. Il y a aussi le sursaut, la rétraction des bras et des jambes en réaction à un bruit fort. Le réflexe de marche en est un autre : le nourrisson simule la marche si la plante de ses pieds touche une surface ferme.

Le réflexe préhensile apparaît lorsque vous placez un doigt dans la paume ouverte du bébé. Si vous faites semblant de retirer votre doigt, l’enfant augmente sa prise. Les nouveau-nés possèdent une force de préhension remarquable, capable de supporter un soulèvement si la prise se fait des deux mains.

Mentionnons aussi le réflexe de Moro. Son absence unilatérale peut indiquer une lésion cérébrale ou médullaire. Le réflexe tonique du cou se manifeste quand la tête du nourrisson se tourne d’un côté : le bras du côté regardé s’étend tandis que l’autre se fléchit, le poing se serrant fortement. Le réflexe péribuccal survient quand on touche ou tape la joue : le bébé tourne la tête de ce côté et commence à téter.

Symptômes de non-intégration des réflexes primitifs.

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L’absence ou la non-intégration des réflexes primitifs constitue un signe de dysfonctionnement ou d’immaturité du système nerveux central. Pour intégrer ou stimuler l’intégration de ces réflexes primaires, on peut pratiquer certains jeux et mouvements rythmiques répétitifs, comme le bébé le fait naturellement.

Plusieurs causes expliquent pourquoi certains bébés conservent des réflexes primitifs après la première année : grossesses compliquées, problèmes lors de l’accouchement, retard dans la maturation du système nerveux, ou simplement un manque de mouvement chez l’enfant.

Parmi les symptômes qui peuvent signaler la persistance de réflexes primitifs chez les enfants et même les adultes : un tonus musculaire anormalement faible ou élevé, un équilibre et une coordination maladroits, des chutes fréquentes, des chocs répétés.

D’autres signes peuvent aussi se manifester : l’enfant a du mal à rester assis, préfère s’allonger au sol ou sur la table, s’assoit en position W ou marche sur la pointe des pieds. S’ajoutent à cela des difficultés de perception visuelle et spatiale, de concentration, de latéralité, ainsi que des problèmes de lecture et d’écriture.