La crise sanitaire a créé une situation sans précédent. Les cours en présentiel d’éducation spécialisée ont été purement et simplement supprimés. Les centres d’éducation spécialisée (CEE) pour enfants handicapés ont été abandonnés. Aucune transition, aucune alternative proposée.
Certains secteurs ont réagi en proposant des activités en ligne. C’est le cas des ateliers créatifs musicaux de l’OSCyL, qui fonctionnent depuis plus de dix ans et touchent plus de 80 enfants en Castilla y León. Ces équipes se sont battues pour maintenir un lien, une continuité pédagogique.
Index
- 1 L’importance de la musique en Europe centrale et orientale pour les enfants handicapés.
- 2 Comment les enfants évoluent-ils avec ce type de musicothérapie ?
- 3 Pourquoi est-il si important d’ouvrir ces centres et de poursuivre les mêmes activités ?
- 4 Nous voulons tous nous appuyer sur une loi qui n’est pas appliquée.
L’importance de la musique en Europe centrale et orientale pour les enfants handicapés.
Cette thérapie collective par la musique a été arrêtée net. Aucune explication, aucune réponse aux demandes des parents. Les enseignants se sont retrouvés sans statut de chômage technique, sans perspective. Tout cela avant même que la question du COVID ne se pose.
Le gouvernement prétend maintenir les centres spéciaux en passant au virtuel. Solution bien théorique. Les parents, eux, restent dans l’incertitude. Combien de temps ces cours vont-ils continuer ainsi ? Quand retrouveront-ils la routine, la stabilité ?
Ces ateliers faisaient partie intégrante de la scolarité. Ils aidaient les enfants à progresser émotionnellement et cognitivement. La musique était le vecteur principal. C’était l’outil qui motivait le plus les enfants, quelle que soit la nature de leur handicap.
L’arrêt de ces activités a des conséquences bien au-delà de la salle de classe. Les enfants régressent dans leurs apprentissages sociaux. Les parents sont débordés. Et les emplois des professionnels sont menacés.
Comment les enfants évoluent-ils avec ce type de musicothérapie ?
Les programmes musicaux collectifs fonctionnent vraiment. Il faut absolument maintenir ces structures pour que les enfants continuent à progresser, sur les plans physique et émotionnel.
Faire écouter de la musique, ce n’est pas utiliser la musique comme thérapie. C’est totalement différent. La musicothérapie agit profondément sur le développement psychologique et cognitif. Elle renforce la confiance des enfants et boost leur motivation.
- Elle favorise la communication : Les mélodies et les rythmes encouragent l’interaction entre enfants. Ils apprennent les codes de la communication, développent leur capacité à échanger avec les autres.
- Elle améliore l’expression corporelle et la motricité : Les enfants suivent des schémas de mouvements coordonnés. Ils fixent leur attention. Les instruments de percussion leur permettent de répéter et de mémoriser les rythmes.
- Elle encourage la socialisation et la coopération : Écouter passivement de la musique n’a rien à voir avec participer à des jeux rythmés. Les enfants découvrent leur corps, apprennent les chiffres, les formes, selon leurs capacités propres.
- Elle apprend la détente : En fin de séance, une musique douce accompagne des mouvements lents. La respiration profonde et cadencée crée un moment de calme.
Les progrès peuvent sembler lents, mais ils sont visibles et remarquables. Les capacités motrices et vocales s’améliorent nettement. Le sens du rythme se développe.
Pourquoi est-il si important d’ouvrir ces centres et de poursuivre les mêmes activités ?
Les parents s’inquiètent. Ils ne savent pas si cette fermeture est temporaire ou si le gouvernement profite de la situation pour mettre en place des changements plus durables. On ne leur dit rien.
Le projet gouvernemental est de transformer les écoles spécialisées en « centres de référence et de soutien ». Seuls les enfants ayant besoin d’une attention « très spécialisée » y seraient accueillis. Ce système n’est tout simplement pas réaliste.
Qui sait si cette mesure ne va pas s’accélérer maintenant ? Le contexte de crise peut servir à justifier n’importe quoi. Les parents demandent des solutions concrètes : bourses, services de remplacement, mesures de soutien. Mais c’est insuffisant.
Même avec la meilleure volonté, les parents ne peuvent pas faire le travail des professionnels. Les enseignants ont une formation adaptée et une approche pédagogique différente. Ils connaissent chaque enfant, suivent ses progrès, l’aident à avancer. Ils offrent bien plus que des cours : une affection, une attention réelle.
C’est désespérant de voir les progrès réalisés s’effondrer, les enfants redevenir renfermés, privés de contact social.
Beaucoup de ces enfants ont besoin de leurs enseignants. Ils ont besoin de musique, de kinésithérapie, d’orthophonie. Leur routine quotidienne est essentielle. Ces professionnels travaillent avec harmonie et qualité. La musicothérapie qu’ils pratiquent est capitale pour que ces enfants reçoivent les soins spécialisés qui leur reviennent.
Nous voulons tous nous appuyer sur une loi qui n’est pas appliquée.
La loi stipule que tous les élèves, y compris ceux en situation de handicap, ont droit à une éducation de qualité égale, sans discrimination, avec les mêmes droits et opportunités. Elle garantit même une éducation spécialisée pour atteindre un niveau optimal de développement. L’objectif est d’assurer la qualité de vie, tant familiale, professionnelle que personnelle. Ce type de prise en charge doit être « hautement spécialisé ».